L’année en cours est encore une année de grâce, et le
vrai croyant encore sur la terre peut chanter :
Amis, prenons courage !
Bientôt va se lever
Un matin sans nuage :
À l’éternelle plage
Nous allons arriver,
Cette année sera peut-être l’année du matin sans nuage,
pour tous ceux qui possèdent la vie divine et éternelle.
Vous vous dites peut-être : « mais de quoi
parle-t-il ? »
Parmi les lecteurs de cette page, il y a sans doute
plusieurs « tendances philosophiques » :
Parmi ceux qui portent le nom de chrétien, il y a deux
catégories :
1.
Ceux qui
ne sont pas passés par une
vraie conversion, tout en portant le nom de chrétien et cela authentifié
par le baptême. La vie divine y est absente !
2.
Ceux qui
sont passés par une vraie
conversion et qui, de ce fait, ont reçu par grâce la vie divine et
éternelle.
Le Seigneur Jésus fait clairement la distinction dans la
parabole des dix vierges :
1.Celles
qui n’ont pas d’huile dans leur lampe
2.Celle
qui ont de l’huile dans leur lampe (huile = Saint-Esprit = sceau de la vie
divine)
Extérieurement elles sont toutes pareilles.
Vous nous direz, mais qu’entends-tu par une vraie
conversion ?
Pour qu’il y ait eu vraie conversion, il y a plusieurs
conditions sine qua non :
1.Tout
doit se passer dans le secret le plus profond du cœur. Il ne s’agit pas du cœur
des émotions (les vierges folles en ont aussi), mais de la partie la plus
profonde de soi-même (comme le cœur d’un arbre) là où seul Dieu voit et là où on
ne peut plus faire semblant ! Les émotions naturelles placent l’âme dans le
cadre du terrain rocailleux de la parabole du semeur « … ceux
qui sont semés sur les endroits rocailleux, ce sont ceux qui, quand ils ont
entendu la parole, la reçoivent aussitôt avec joie ; et ils n’ont pas de racine
en eux-mêmes, mais ne sont que pour un temps … » (Marc 4 v. 16 & 17)
2.Ouvrant
ce niveau le plus profond du cœur devant Dieu, l’âme se reconnait pécheur,
c’est-à-dire un être qui agit en opposition à ce que Dieu demande dans sa
Parole. Devant le constat de ce fait, l’âme prend conscience qu’elle est
éternellement perdue et qu’elle a besoin d’un Sauveur.
Cette situation est le point de départ de la foi. Je me
reconnais tel car je le constate et que Dieu me le dit dans sa Parole, la Bible,
à laquelle je crois sans réserve (foi)
3.Dès
que le point 2 est réalisé en toute sincérité (à ce niveau le plus profond du
secret de soi-même) le caractère de la bonne terre de Marc 4 v 20 est réalisé
(« ceux qui sont semés sur la bonne
terre, ce sont ceux qui entendent la parole, et la reçoivent, et portent du
fruit »).
Par le moyen de sa Parole et de son Esprit, Dieu vient
alors à la rencontre de l’âme et lui fait découvrir ce que le Seigneur Jésus,
son Fils fait homme, a accompli sur la croix. Il montre à l’âme le prix payé
pour lui donner par grâce la vie divine, pour la faire naître de nouveau,
participant à la nouvelle création.
La semence porte du fruit ce qui se matérialise par la
vie divine et éternelle. Le tout premier fruit étant la repentance. Ici il ne
faut pas se méprendre, on ne se repent pas afin d’obtenir la vie (aucune action
de l’homme ne peut produire la vie), mais on se repent parce que cette vie
divine me fait dire à Dieu que je me repens d’avoir fait ce que j’ai fait avant
ma conversion.
Il est important et salutaire de faire une distinction
claire de ce qui s’est passé à la croix, car l’émotivité humaine s’arrête à ce
que l’homme naturel peut percevoir, à savoir les souffrances physiques du
Seigneur Jésus pendant les trois premières heures de la croix. Beaucoup
d’enseignements religieux manipulent l’émotivité humaine pour faire croire que
c’est par ces souffrances physiques que le Seigneur Jésus a payé pour le salut
des âmes ! Ces enseignements font croire aux âmes qu’il suffit d’être ému devant
cette scène de la croix pour avoir la vie et appellent cela « conversion »!
C’est typiquement le cas de la semence tombant sur le roc.
Il est extrêmement important de bien comprendre ce qui
s’est passé à la croix, où il y a clairement 2 phases distinctes de 3 heures,
dans la première qui commence à la troisième heure et la deuxième qui commence à
la sixième heure. La première est l’heure de l’homme agissant sous l’emprise de
Satan, la deuxième est l’heure de Dieu qui accomplit par son Fils, fait homme,
l’homme Christ Jésus, l’œuvre de la rédemption.
·De
la troisième à la sixième heure
« … c’était la troisième heure, et ils le
crucifièrent. » (Marc 15 v. 25)
Ils =
les hommes, non pas seulement les juifs, mais tous les hommes,
donc
moi-même !
L’écriteau était écrit en Hébreux (monde religieux), en
Grec (monde culturel) et en Latin (monde politique). Si le monde religieux
orthodoxe correspondait à la religion juive d’alors, la religion actuelle
(chrétienne ou autre) sans vie en a les mêmes caractères (voir plus haut ce qui
est dit des vierges folles).
Ces trois premières heures démontrent ce que j’ai fait,
ma haine contre Dieu qui voit dans le secret de mon cœur. C’est ce que je
reconnais dans la condition 2 d’une vraie conversion.
Ce qui se passe pendant ces 3 premières heures crée
certainement des émotions fortes, empreintes de pitié à l’égard du Seigneur
Jésus.
Mais ce ne sont pas ces souffrances-là qui me sauvent !
Si le seigneur était alors descendu de la croix, je ne
serais pas sauvé ! Je ne posséderais pas la vie divine et éternelle !
·De
la sixième à la neuvième heure
« … quand la sixième heure fut venue, il y eut des
ténèbres sur tout le pays jusqu’à la neuvième heure » (Marc 15 v. 33)
« … à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix
disant : … mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
C’est pendant ces 3 heures que le Seigneur Jésus répond
devant Dieu de mes péchés (ceux dont je suis conscient et dont je me souviens,
et ceux dont je ne suis pas conscient et/ou dont je ne me souviens pas). Il y a
même plus que cela, pendant ces 3 heures, il s’est identifié à ma nature
pécheresse pour que celle-ci reçoive le jugement définitif de la part de Dieu.
Le prix payé est l’abandon de Dieu. Le Seigneur Jésus
subit alors ce que j’aurais dû subir pendant toute l’éternité, s’il ne m’avait
pas sauvé par ce moyen. L’homme pécheur sauvé par la grâce de Dieu que je suis
ne peut pas en comprendre le mécanisme, mais Dieu ne me demande pas de
comprendre, mais de croire !
C’est là que s’est accomplie l’œuvre qui me sauve.
La
vraie conversion consiste à accepter
par la foi que c’est à ma place que le Seigneur Jésus est passé par ces 3 heures
d’abandon. D’être conscient du prix payé à la croix, sans pour autant pouvoir le
comprendre. Ce qui rassure c’est que Dieu en est définitivement satisfait, il
n’y a rien à ajouter et rien à retirer.
Dieu me dit que (Romains 10 v. 9)
1.si
tu confesse de ta bouche (pas simplement
des lèvres) Jésus comme Seigneur (le
Seigneur est celui qui a la maîtrise et non pas seulement un simple nom, il doit
donc avoir cette place dans le cœur et dans les faits)
2.et
que tu crois dans ton cœur (croire ce que
Dieu dit, voir les 3 points mentionné plus haut) que Dieu l’a ressuscité
d’entre les morts (non pas seulement la
matérialité de la résurrection, mais aussi le signe que Dieu a été complètement
satisfait des résultats des heures d’expiation et d’abandon).
3.tu
seras sauvé (Romains 10 v. 9)
Hélas beaucoup de courants
religieux prétendent qu’il suffit d’affirmer de ses lèvres et de dire « je
crois » ou « je suis sauvé » pour l’être ! Souvent le langage tenu est
incompatible avec les 2 conditions de Romains 10 v. 9 ! Il est difficile pour un
vrai croyant d’alors affirmer que cette âme est sauvée, malgré des affirmations
sorties des lèvres.
Dieu offre encore aujourd’hui le
salut, demain ce sera trop tard !
Le Seigneur Jésus vient bientôt, non pas pour établir son
règne sur la terre, comme beaucoup de courant religieux l’enseignent (voir la
prière du « Notre Père » … « … que ton règne vienne ») mais pour enlever de
cette terre son Eglise, son Epouse, constituée exclusivement de ceux qui sur
cette terre sont passés par une vraie conversion ! (Ce qui correspond aux
vierges sages qui ont de l’huile dans leur lampes).
Après cet événement, qui aussi met fin à la présence du
Saint-Esprit sur la terre, il sera impossible de croire pour avoir la vie. Il
sera trop tard. (Voir ce que dit le Seigneur aux vierges folles de la Parabole :
« je ne vous connais pas ». Voir Matthieu 25 v. 1 à 13).
Le vrai croyant attend la venue
du Seigneur pour enlever son Eglise, comme le décrit 1 Thessaloniciens 4 v. 13 à
18 : « Or
nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance à l’égard de ceux
qui dorment, afin que vous ne soyez pas affligés comme les autres qui n’ont pas
d’espérance. Car si nous croyons que Jésus mourut et qu’il est ressuscité, de
même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par
Jésus. (Car nous vous disons ceci par la parole
du Seigneur : que nous, les vivants, qui demeurons jusqu’à la venue du Seigneur,
nous ne devancerons aucunement ceux qui se sont endormis. Car le Seigneur
lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec [la]
trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront
premièrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble
avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous
serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vousdonc
l’un l’autre par ces paroles)».
Il y a bien entendu une autre venue du Seigneur, alors
comme Roi. Cela aura lieu au moins 7 ans après l’enlèvement de l’Eglise (deux
demi semaines d’années comme le précise le prophète Daniel). Mais ce ne sera
plus pour faire grâce, mais pour juger et pour dire entre autres à ceux qui
aujourd’hui ne sont pas passés par une vraie conversion (si ils sont encore en
vie), « allez-vous en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé
pour le diable et ses anges ; … » (Matthieu 25 v. 41)
C’est de la venue du Seigneur pour enlever les vrais
croyants dont parle le verset de cantique repris en tête du texte.
Chers amis êtes-vous passés par une vraie conversion ? Si
cela n’est pas le cas, faites le immédiatement, sans attendre !
Si vous êtes passés par une vraie
conversion, possédant ainsi la vie divine, vous appartenez à la nouvelle
création, où il n’y a pas de péché, où tout est le fruit de l’œuvre de la croix.
La nouvelle création est aujourd’hui morale. Mais elle prendra une autre forme
lors de la venue du Seigneur Jésus comme le montre 1 Corinthiens 15 v. 51 à 54 :
« Voici,
je vous dis un mystère : Nous ne nous endormirons pas tous, mais nous serons
tous changés: en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette, car la
trompette sonnera et les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, nous
serons changés. Car il faut que ce corruptible revête l’incorruptibilité, et que
ce mortel revête l’immortalité. Or quand ce corruptible aura revêtu
l’incorruptibilité, et que ce mortel aura revêtu l’immortalité, alors
s’accomplirala parole qui est écrite : «La mort
a été engloutie en victoire».
Nous ne savons ce que réserve cette année aux habitants
de la terre, il y a bien des nuages à l’horizon. Mais pour le vrai croyant, sa
vie est dans les cieux, d’où aussi il attend la venue du Seigneur Jésus.
Il a promis de venir bientôt.
Ce sera peut-être cette année.
Comment nous trouvera-t-il ? Comme Lot ou comme Abraham ?
Qu’il puisse nous trouver chantant ce cantique :
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1 Amis, prenons courage ! Bientôt va se lever Un matin sans nuage : À l’éternelle plage
Nous allons arriver,
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2 Ici-bas les tempêtes, Ici-bas les douleurs, Nul repos pour nos têtes : Où trouver des retraites Pour abriter nos cœurs ? |
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3 Mais pour l’âme docile Il est un heureux port ; C’est le repos tranquille, Un calme et sûr asile
À l’abri du Dieu fort.
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4 Amis, prenons courage ! Bientôt va se lever Un matin sans nuage : À l’éternelle plage Nous allons arriver. |